La fleur éclatée
Fruits ou fleurs, c’est souvent ainsi que le langage poétique de l’Anagaranga1 désigne les postures amoureuses. Pour les poètes André Breton et Paul Eluard, la fleur éclatée est une orchidée symbole de la vulve offerte.
Cette position est facile à réaliser et permet d'observer son ou sa partenaire pendant les ébats. Étendue sur le dos, la femme replie les jambes sur son ventre jusqu’à ce que ses genoux s’approchent de ses seins. L’homme s’agenouille au-dessus d’elle et la pénètre doucement. Les pieds de la femme sont placés de part et d’autre des reins de son partenaire.

La fleur éclatée est une union très tendre:
L’homme, qui n’a pas besoin de ses mains pour maintenir l’équilibre, peut câliner et caresser sa partenaire, ajoutant à l’excitation sexuelle la sensualité de ses caresses et de ses attouchements.
La femme, libre aussi de ses mouvements de mains, aura plaisir à caresser la tête, les bras ou les épaules de son partenaire.
Le mouvement de va-et-vient stimule le clitoris, grâce aux frottements sur celui-ci de la base du pénis. L’angle de pénétration de la verge la met en contact avec la paroi frontale du vagin, une zone particulièrement sensible du sexe féminin appelé point G, dont l’excitation pourra la conduire à l’orgasme.
La femme exerce quelques mouvements d’oscillation du bassin dont le rythme sera calqué sur celui de l’homme. L’homme, guidé par les manifestations de plaisir de sa partenaire, bouge librement en variant la cadence et la profondeur de la pénétration.
1 - L’anagaranga : texte écrit mille cinq cents ans plus tard que le Kama-sutra. Ce texte hindou, à la différence de son prédécesseur, valorise le caractère sacré du mariage et veut protéger celui-ci de la lassitude sexuelle.
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